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Pfizer Healthcare Hub France: Liouma Tokitsu interview

Interview of Liouma Tokitsu (President and founder of Ad Scientiam) and Sabrina Richeboeuf (Pfizer)

 This article is originaly published on Medium, you can find it at this address : https://medium.com/@phhfrance/nous-ne-fonctionnons-pas-sur-la-m%C3%AAme-temporalit%C3%A9-et-pourtant-7db4bf490bf1

« Nous ne fonctionnons pas sur la même temporalité. Et pourtant… »

 

 

Pfizer Healthcare Hub France

Sep 6, 2019·5 min read

 

 

Liouma Tokitsu, président d’Ad Scientiam et Sabrina Richeboeuf, mentor et responsable marketing en oncologie chez Pfizer France

 

Créé par Pfizer France, en partenariat avec l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM) et son incubateur santé iPEPS, le Pfizer Healthcare Hub est un programme d’accélération, qui vise à soutenir le développement de startups spécialisées dans l’e-santé. Depuis quelques semaines déjà, 4 pépites françaises ont intégré cet incubateur et bénéficient d’un accompagnement sur-mesure pendant 9 mois. A mi-parcours, comment cette dynamique d’innovation s’exprime-t-elle au sein des équipes ? Comment se déroule le programme de mentorat entre Pfizer France et les startups ? Quels sont leurs points communs et leurs différentes approches ? Quel premier bilan peut-on dresser ?

Interview à bâtons rompus avec Liouma Tokitsu d’Ad Scientiam et Sabrina Richeboeuf, mentor et responsable marketing en oncologie chez Pfizer France.

Une présentation en quelques mots ?

Liouma Tokitsu, président d’Ad Scientiam : créée il y a 5 ans, Ad Scientiam compte 25 collaborateurs, tous dotés d’une forte expertise dans des métiers très complémentaires : médical, technologique, réglementaire. Notre ambition ? Améliorer significativement le suivi des patients, à domicile ou en hospitalisation, via des dispositifs médicaux connectés, validés cliniquement.

Parmi les solutions déjà sur le marché, MScopilot est une solution digitale qui permet aux personnes atteintes de sclérose en plaques de s’auto-évaluer, en vie réelle. A l’aide des capteurs de son smartphone, le patient réalise différents tests — semblables en tout point aux évaluations faites en milieu hospitalier. Le patient prépare ainsi tout au long de l’année sa consultation suivante pendant laquelle le neurologue disposera d’informations très complètes pour l’aider à prendre des décisions médicales. Actuellement, nous appliquons cette même approche à de nouvelles aires thérapeutiques.

« De prime abord, on peut penser que nos deux mondes ressemblent à des droites parallèles, incapables de se rencontrer. Or, il n’en est rien ! »

Sabrina Richeboeuf, mentor : J’ai intégré le groupe Pfizer il y a 6 ans, et j’occupe actuellement le poste de Responsable marketing en oncologie. J’ai déjà eu l’opportunité d’accompagner de jeunes sociétés dans leurs projets, et l’expérience avait été enrichissante à titre personnel et professionnel. Ad Scientiam est une start-up assez mature, qui porte un projet ambitieux. De prime abord, on peut penser que nos deux mondes ressemblent à des droites parallèles, incapables de se rencontrer. Or, il n’en est rien ! Ad Scientiam et Pfizer France nourrissent le même objectif d’améliorer la prise en charge des patients, en les plaçant au cœur des réflexions. La différence majeure ? C’est l’angle d’attaque et la façon d’aborder la problématique… Mais l’objectif final reste le même !

Justement votre première rencontre… C’était un choc des cultures ?

L.T : Plus qu’un choc, je dirai une rencontre de cultures ! D’un côté, une petite structure qui fonctionne de façon agile et créative. De l’autre, un géant pharmaceutique régi par des normes réglementaires extrêmement contraignantes. A priori, nous ne fonctionnons pas sur la même temporalité. Pourtant j’ai été surpris par la réactivité de Pfizer France et la facilité des échanges. Grâce au hub, les équipes ont su nous accorder du temps et se rendre disponibles, malgré les agendas bien chargés.

S.R : Neuf mois pour accoucher d’un projet… c’est court ! J’ai très vite compris que le paramètre temps était l’un des facteurs de réussite. Les start-ups comme Ad Scientiam, ne tergiversent pas : elles foncent et créent sans se brider. J’ai assisté à toutes les réunions organisées entre Ad Scientiam et nos responsables d’aires thérapeutiques. Tout de suite, j’ai vu cette lueur, cette vivacité d’esprit, cette audace dans la réflexion ! Ad Scientiam fait preuve d’une créativité débordante, contrairement à un industriel, plus prudent dans son approche.

Concrètement, comment se déroule le mentorat ?

S.R : Dans un premier temps, nous avons défini ensemble une feuille de route et identifié plusieurs pistes de réflexion, afin de bien cerner les attentes de chacun. Il y a donc eu une phase de découvertes, de screening, qui nous a permis de mieux se connaître. Très vite, j’ai jugé opportun d’organiser des rencontres avec des experts-métiers du groupe : recherche clinique, opérations médicales, data managers, spécialistes de market access… L’objectif ? Permettre à Ad Scientiam de s’imprégner des enjeux macros de l’industrie pharmaceutique mais aussi d’appréhender notre culture d’entreprise et d’innovation. Résultat : Ad Scientiam a rencontré près de 12 collaborateurs en moins de 2 mois…

L.T : L’ensemble de notre équipe a participé aux 4 workshops organisés par le Hub sur des thématiques variées allant du réglementaire au marketing qui sont des domaines où Pfizer France dispose d’une solide expérience. Ainsi, ce programme de mentorat assure une véritable montée en compétences des équipes. Il favorise également l’émulation et la créativité, en offrant de nouvelles perspectives de développement.

A mi-étape, quel bilan en tirez-vous ? Qu’attendez-vous de la dernière ligne droite ?

L.T : Ad Scientiam a développé un certain savoir-faire dans « le suivi médical connecté » des patients notamment en neurologie. Aujourd’hui, l’expérience Pfizer France montre que nos solutions pourraient être appliquées à d’autres aires thérapeutiques. Nos différentes rencontres avec les experts-métiers ont ouvert ce champ des possibles, avec de nouvelles utilisations de nos données, que nous n’avions pas imaginées ! Aujourd’hui, l’idée est d’explorer ce potentiel, avec cette volonté commune de mettre le patient au cœur de nos réflexions. Le bilan s’avère donc plus que positif ! La dernière ligne droite s’annonce décisive, avec de nouveaux projets de recherche, visant à impliquer à la fois les équipes médicales, les spécialistes de l’Expérience Utilisateurs et les Data Scientists…

S.R : Il est vrai qu’il y a une réelle complémentarité des expertises, et nous allons aujourd’hui entrer dans une phase à la fois de co-réflexion. Pour nourrir toute cette réflexion, nous envisageons d’organiser un workshop en mobilisant les équipes Ad Scientiam et différents responsables de chez Pfizer France.

Des valeurs communes ? Trois adjectifs pour définir votre collaboration ?

L.T et S.R : La valeur commune qui nous unit et nous anime, c’est avant tout concevoir des solutions utiles aux patients. Elle reste fondamentale et résume toute la philosophie d’Ad Scientiam et de Pfizer France. Nous sommes dans une médecine collaborative, sur-mesure, au plus près du patient, de ses besoins et des usages. C’est une collaboration à la fois ambitieuse et enthousiasmante. Nous avons trouvé une façon de communiquer et de collaborer en toute bienveillance. Nos échanges sont constructifs et veillent à intégrer pleinement les problématiques de chacun.

« Nous sommes dans une médecine collaborative, sur-mesure, au plus près du patient, de ses besoins et des usages »

Qu’est-ce que ce programme de mentorat vous aura appris mutuellement sur vos univers respectifs ?

L.T : L’incubation au sein de l’iPEPS et le mentorat Pfizer France nous ont permis de rencontrer énormément d’experts en une courte période. Ces rencontres ont été riches de découvertes et nous ont permis d’identifier plusieurs aires thérapeutiques sur lesquelles sur lesquelles nous pourrions travailler au service des patients. C’est ce que nous allons explorer pendant la seconde partie de ce programme qui s’annonce passionnante !

S.R : Nous avons beaucoup à apprendre des uns des autres, sur nos façons de travailler, de réfléchir, d’aborder une problématique. Cette complémentarité est une vraie force et une chance pour Pfizer France, qui gagne en agilité et se laisse surprendre par la rapidité d’une start-up comme Ad Scientiam !

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