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Ad Scientiam in "Le Figaro" newspaper

A medical application soon reimbursed by French Securite Sociale?

Voluntis va lancer un service, accessible sur smartphone, permettant aux diabétiques de doser leurs injections.

Première en France. La société Voluntis se prépare à commercialiser la première application de santé remboursée par la Sécurité sociale. Diabeo, téléchargeable sur un smartphone, «permet aux diabétiques de surveiller leur glycémie et de doser leurs injections d'insuline», explique le directeur des opérations de Voluntis, Romain Marmot.

Si Diabeo ressemble à une application comme il en existe des milliers dans la santé, il va bien au-delà. «Ce logiciel est un dispositif médical. Il est actif dans le traitement. Il ne se contente pas de collecter des données et de les envoyer aux praticiens pour suivre le patient en temps réel. Grâce aux algorithmes embarqués, configurés par le médecin, il donne également des conseils personnalisés aux patients, ce qui est capital dans une pathologie où il faut surveiller de près plusieurs paramètres pour ajuster son traitement», explique Romain Marmot.

Les études ont montré que le patient obtient peu à peu un meilleur contrôle de son diabète, ce qui réduit les risques de complications, soulignent Voluntis et ses partenaires dans le développement de Diabeo, le laboratoire Sanofi et les diabétologues du Centre de prévention et de traitement du diabète (Ceritd).

Le dispositif, qui cible 200.000 diabétiques en France, a obtenu en 2013 son marquage CE, sésame pour les appareillages médicaux. C'est une première pour une application mobile. Mais Voluntis voit plus loin. La société a déposé une demande de remboursement pour son application, qui a nécessité dix ans d'études cliniques. «Nous discutons depuis quelque temps avec les autorités de santé et nous espérons l'obtenir dès début 2017», explique Romain Marmot. Voluntis lancera alors l'application, qui sera délivrée uniquement sur prescription.

Diabeo est loin d'être le seul projet d'application médicale remboursée. Voluntis développe une cinquantaine de programmes en cours de tests sur 600.000 patients. En oncologie, la société française créée en 2001 a conclu un partenariat dans le cancer de l'ovaire avec AstraZeneca. Avec Roche France, elle développe un dispositif pour le cancer du sein, afin d'aider les patientes à faire face aux effets secondaires des traitements et gérer au mieux les chimiothérapies en fonction de leur état de santé. Des essais cliniques vont bientôt être lancés pour obtenir un remboursement par la Sécurité sociale.

Roche développe aussi une application sur smartphone pour les personnes atteintes de sclérose en plaques avec Ad Scientiam, une autre start-up tricolore. Créée il y a trois ans, Ad Scientiam est logée dans l'incubateur de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière à la Pitié-Salpetrière, à Paris. Cela lui permet de travailler en continu avec les médecins spécialistes des pathologies qu'elle cible, une quinzaine aujourd'hui. L'application pour la sclérose en plaques, la plus avancée, est en cours d'essais cliniques. Elle pourra être mise sur le marché et remboursée dès 2018, espèrent les dirigeants d'Ad Scientiam.

Restera auparavant à en déterminer le prix avec les autorités de santé. Une étape délicate. Les applications médicales de Voluntis et d'Ad Scientiam pourraient obtenir des remboursements inclus dans une fourchette de 30 à 70 euros par mois, prévoit un observateur.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 21/04/2016

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